Source JIM Publié le 30/08/2007

Les carcinomes mammaires n’exprimant aucun des 3 marqueurs pronostiques cellulaires majeurs actuellement recherchés en routine – récepteur de l’oestradiol, récepteur de la progestérone et récepteur de type 2 de l’human epidermal growth factor (HER2) – encore appelés « cancers triple négatifs » sont associés à un mauvais pronostic et une mortalité élevée.

En fait, les caractéristiques épidémiologiques de ce type de cancer du sein sont relativement mal connues justifiant l’étude de cohorte que nous proposent R Dent et coll. de Toronto, Canada, qui a inclus 1 601 patientes souffrant d’un adénocarcinome mammaire dont 11 % (180) classés comme triple-négatif. Par comparaison aux autres patientes atteintes de cancer du sein, celles avec un cancer triple-négatif présentaient une augmentation du risque relatif (RR) de récidive (RR : 2,6 ; IC95 % 2-3,5 p < 0,0001) et de décès (RR : 3,2 ; IC95 % 2,3-4,5 p < 0,001) dans les 5 ans suivant le diagnostic avec un pic de fréquence à 3 ans suivi d’un rapide déclin.

Parmi les adénocarcinomes mammaires, le cancer du sein triple-négatif présente donc une évolution spécifique qui se caractérise par une agressivité clinique transitoire plus élevée à moyen terme laquelle semble s’estomper par la suite.

Dr Jean-Michel Brideron

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