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Source : maville.com – France

Pour ce premier congrès baulois, le thème de la prévention du cancer du sein captive durant trois jours plus de 1 100 thérapeutes. Conseils avisés.
« Manger mieux, ne pas trop boire d’alcool et surtout faire du sport régulièrement permettrait de diminuer le nombre de cancers du sein de 30 % environ », explique le Dr Pierre Kerbrat, oncologue, à Rennes.

Les 30es journées de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire s’intéressent à la prévention d’une maladie qui touche chaque année près de 50 000 femmes en France et compte 11 000 décès annuels. Et même si on le soigne mieux, il y a deux fois plus de cancers du sein que voici 25 ans. Le sujet d’actualité n’a pas rebuté les 1 100 thérapeutes (chirurgiens, gynécologues, oncologues…) présents pour les trois jours de congrès national jusqu’à ce soir. Aujourd’hui, le congrès se poursuit avec des tables rondes.

Quelques extraits:

Dr Séradour, présidente de l’organisme de sénologie : « La société de sénologie a l’ambition d’être un facteur d’impact de politique de santé publique de l’État. Un congrès qui parle uniquement de prévention pendant trois jours devant des thérapeutes, c’est peut-être le début d’une prise de conscience. Il y a cinq ou six ans, cela n’aurait pas pu se passer comme cela. C’est un gros succès. »

Dr Kerbrat : « Le plan nutrition santé, c’est bon pour tout, le cardiovasculaire et le cancer, et pas seulement le cancer du sein : bien manger, faire du sport. »

Dr Brigitte Séradour : « Tout ce qui augmente l’exposition aux oestrogènes augmente les risques de cancer du sein. Avoir des enfants, manger mieux, faire du sport, ne pas boire d’alcool, tout cela fait baisser le taux d’oestrogènes. Ce n’est pas cher de courir ou marcher, c’est intéressant. C’est une politique de santé qui serait modifiable alors que de faire changer l’âge du premier enfant, de faire allaiter les femmes pendant plus de cinq ans, ça paraît bien compliqué. »

Dr Bruno Cutuli, oncologue, Reims : « C’est un problème global de la société, au sens large, de tous les pays occidentaux. C’est la sédentarisation progressive, avec une augmentation monstrueuse des maladies cardiovasculaires, du diabète, des accidents dus à l’obésité, et qui augmente le nombre de cancers : prostate, sein, endomètre, colon, tout est lié à un ensemble de facteurs. »

Dr Kerbrat : « Il manque une politique de développement du sport, à l’école, chez les jeunes filles. L’obésité des enfants devient catastrophique. »

Dr Séradour : « Tout ce qui a été défendu par les féministes comme des avancées a permis d’augmenter les décès par cancer du sein, si on veut être provocateur ! »

Mario Campone, oncologue, Nantes : « C’est bien le mode de vie qui joue : des études montrent que des Mexicaines ou des Japonaises qui émigrent en Californie ont un taux de cancer du sein et du colon très bas. Au bout d’une génération, elles ont un taux intermédiaire par rapport à la population américaine. Au bout de deux générations, elles ont le même taux que les Américaines. »

Dr Séradour
: « Supprimer une pilule, ça ne demande aucun effort, mais changer de mode de vie pour mieux manger et bouger, cela paraît beaucoup plus difficile. Et pourtant, le fait d’être sédentaire, en terme de facteur de risques, c’est beaucoup plus grave que de prendre des THS (traitement hormonal de la ménopause). »

Dominique

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