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Peut-on faire du sport après l’opération du sein à lire ICI

Sites : AKTL et AFPDLM

Centre spécialisé: Unité de Lymphologie, Centre de Références des Maladies Vasculaires Rares, Hôpital Cognacq-Jay, 15 rue Eugène Millon, 75015 Paris, France
une question sur le DLM drainage lymphatique forum actif

I- Epidémiologie
La fréquence exacte du lymphœdème du membre supérieur après traitement du cancer du sein est difficile à estimer. La première cause est l’imprécision quant à la définition de ce lymphœdème. Le guide de pratique clinique pour la prise en charge et le traitement du cancer du sein propose de mesurer la circonférence brachiale à quatre points : aux articulations métacarpiennes-phalangiennes, aux poignets, à 10 cm en aval et à 15 cm en amont des épicondyles latéraux (coude). Pour certains une différence de plus de 2 cm à l’un de ces quatre points de mesure peut justifier le traitement du lymphœdème

Incidence
Du fait de l’imprécision de la définition, la fréquence du lymphœdème après traitement du cancer du sein est mal connue. On estime qu’elle varie de 7% pour un traitement par tumorectomie sans radiothérapie à 44% quand on associe mastectomie et radiothérapie.

Facteurs de risque
Les facteurs de risque connus de lymphœdème sont :
• un évidement axillaire étendu ;
• une irradiation du creux axillaire ;
• l’obésité ;
• la présence de nombreux ganglions envahis par le cancer.

II- Physiopathologie

Complications
Les complications du lymphœdème sont nombreuses. Ces complications sont plus importantes quand le lymphœdème est chronique. Le handicap physique est d’autant plus important que le bras est volumineux. La déformation entraîne également un préjudice esthétique. Les complications aiguës sont : la thrombose veineuse, l’infection du bras.
Une complication très grave mais exceptionnelle est la cancérisation du lymphœdème

Traitement

Prévention
Le lymphœdème est lié au traitement appliqué aux creux axillaire dans la prise en charge du cancer du sein. L’irradiation du creux axillaire est désormais réservé à des formes graves de cancer du sein, en particulier quand le résultat du curage chirurgical fait craindre une rechute du cancer. De plus une nouvelle technique chirurgicale, le ganglion sentinelle permet d’explorer le creux axillaire sans réaliser de curage. Avec cette technique le risque de lymphœdème est très faible. Chez les patientes qui ont bénéficié d’un curage axillaire et a fortiori quand celui ci est étendu, quand il rapporte un grand nombre de ganglions envahis ou quand il est complété par une irradiation du creux axillaire, des conseils stricts doivent être apportés. Les grands principes de la prévention du lymphœdème sont les suivants :

TABLEAU

Surveiller son bras :
• consulter si vous observez une enflure, des démangeaisons, une augmentation de température du bras

Protégez votre bras
:
• Évitez les infections, les traumatismes et changements brusques de température
• portez des gants protecteurs pour le jardinage ou le ménage
• refuser toute injection, toute mesure de pression artérielle sur le bras atteint
• ne portez pas de charge lourde, évitez les mouvements vigoureux

Vêtements
• ne portez pas de vêtements, de bijoux serrés
• évitez les prothèses mammaires trop lourdes, les soutien-gorges à armature

Activité physique
Garder une activité physique régulière, les sports recommandés sont la natation, la marche, l’aérobic léger, le vélo, le yoga. Quand le bras est lourd ou douloureux reposez vous et surélevez-le. Maintenez un poids idéal avec un régime équilibré.

Traitement curatif
Dès l’apparition des premiers signes de lymphœdème, il est nécessaire de mettre en place un traitement pour éviter la chronicisation de celui-ci. Les traitements disponibles sont :
• le drainage lymphatique manuel
• la pompe pneumatique de compression
• le vêtement de compression

Le diagnostic de lymphœdème est clinique et habituellement facile. La mesure du volume du lymphœdème est indispensable avant tout traitement. La lymphoscintigraphie peut être utile en cas de doute diagnostique ou pour différencier le lymphœdème du lipoedème.
L’objectif du traitement est de réduire le volume du lymphœdème. La contention et la compression sont les deux principaux éléments du traitement. Les bandages peu élastiques sont réalisés exclusivement avec des bandes à allongement court (<100%) posées sur un capitonnage de coton ou de mousse. Ces bandages multicouches sont considérés comme contentifs car ils exercent une faible pression de repos mais qui augmente lors de la contraction musculaire. Ils sont réalisés en ambulatoire ou en hospitalisation et peuvent être gardés plus de 24 heures avec une bonne tolérance. Ils peuvent aussi être appris aux patients eux-mêmes (et à leur entourage) afin d’être faits régulièrement pour diminuer davantage le volume du lymphœdème.
La compression élastique est indispensable pour stabiliser le volume du lymphœdème après réduction par les bandages. Les lymphoedèmes sont des pathologies chroniques qui demandent de la motivation de la part des patients afin de maintenir le traitement au long cours par la contention/compression.
Les lymphoedèmes sont la conséquence d’une stase lymphatique responsable d’une augmentation de volume du membre atteint. L’évolution spontanée se fait vers l’aggravation volumétrique avec l’apparition d’un épaississement et d’une «fibrose» cutanée et la survenue de complications infectieuses (érysipèles). La réalisation de certains gestes invasifs (avec effraction cutanée) sur un membre atteint de lymphœdème est souvent controversée en raison des risques de complications infectieuses, d’éventuels retards de cicatrisation ou d’aggravation du lymphœdème. Le rôle du système lymphatique au cours de la cicatrisation normale et pathologique, la modification du milieu extracellulaire au cours des lymphoedèmes, les risques infectieux qui y sont liés, pourraient jouer un rôle délétère dans la cicatrisation sur un membre atteint de lymphœdème. Les données actuelles de la littérature ne permettent cependant pas de répondre à cette question.

La prévention du lymphœdème des extrémités supérieures en 18 points.
D’après le « NATIONAL LYMPHEDEMA NETWORK ».
1. Consultez votre médecin aussitôt que vous prenez conscience d’une enflure au bras, à la main, aux doigts, au cou ou à la paroi thoracique.
2. N’acceptez jamais de recevoir une injection ou une perfusion, d’avoir une prise de sang dans un bras atteint. Portez un bracelet d’ALERTE AU LYMPHOEDÈME (disponible uniquement au Canada).
3. Faites prendre votre pression artérielle sur le bras non atteint, ou sur la jambe, la cuisse, si vous souffrez de lymphœdème bilatéral.
4. Gardez le bras atteint ou à risque très propre. Utilisez de la lotion, après le bain. Lorsque vous vous essuyez le bras, faites-le avec douceur mais à fond. Assurez-vous d’avoir bien asséché tous les replis de votre peau et entre vos doigts.
5. Évitez les mouvements vigoureux et répétitifs avec le bras atteint comme frotter, pousser et tirer.
6. Ne soulevez jamais d’objets lourds avec le bras atteint. Ne portez jamais de sacs lourds en bandoulière.
7. Ne portez jamais de bijoux serrés autour des doigts affectés ou de bandes élastiques autour du bras affecté.
8. Évitez les changements brusques de température en vous baignant ou en lavant la vaisselle. Évitez les saunas ou les bains tourbillons. N’exposez pas le bras affecté au soleil.
9. Évitez tout genre de traumatisme: ecchymoses, coupures, coups de soleil, brûlures, blessures sportives, piqûres d’insectes, égratignures de chat.
10. Portez des gants en faisant le ménage, le jardinage ou tout autre genre de travail pouvant causer une blessure, même mineure.
11. Évitez d’enlever les cuticules autour de vos ongles et informez votre manucure.
12. Consultez votre thérapeute avant de faire des exercices physiques. Ménagez un bras à risque, si le bras commence à faire mal, reposez-vous et élevez-le. Les exercices recommandés sont la marche, la natation, les mouvements aérobics légers, le vélo, des mouvements de yoga ou de ballet spécifiquement conçus. Ne soulevez aucun poids plus lourd que 7 kilogrammes ou 15 livres.
13. Portez une manche à compression quand vous voyagez en avion, même un bandage additionnel si le voyage est long. Buvez beaucoup de liquides pendant le trajet.
14. Portez des prothèses mammaires légères, si vous avez une poitrine généreuse, car les prothèses lourdes exercent une trop grande pression sur les ganglions lymphatiques au-dessus de la clavicule. Portez des bretelles légèrement rembourrées, si nécessaire. Portez un soutien-gorge bien ajusté, préférablement sans cerceaux.
15. Utilisez un rasoir électrique pour enlever les poils des aisselles. Nettoyez le rasoir souvent et remplacez la tête du rasoir au besoin.
16. Portez toujours une manche à compression bien ajustée sauf durant le sommeil. Consultez votre thérapeute pour l’ajustement de votre manche au moins tous les 4 à 6 mois, car elle peut devenir trop ample, la circonférence du bras pouvant diminuer ou la manche s’user.
17. Consultez votre médecin immédiatement, si vous constatez la présence de rougeurs, de démangeaisons, d’une augmentation de température ou de la fièvre. L’inflammation du bras affecté pourrait indiquer le début ou la progression du lymphœdème.
18. Maintenez votre poids idéal avec un régime équilibré, à haute teneur en fibres. Évitez de fumer et de consommer de l’alcool. Le lymphœdème est un œdème haut en protéines, mais si vous consommez trop peu de protéines cela ne réduira pas l’élément protéique du liquide lymphatique; mais au contraire, cela pourrait affaiblir le tissu conjonctif et aggraver la maladie. Votre régime devrait contenir des protéides, facilement assimilables comme dans le poulet, le poisson ou le tofu
Source : http://www.infolympho.icomm.ca/

Dominique